Céramique habane

De la fin du 16ème siècle, jusqu’au début du 17ème siècle, le groupe „haban”, grâce à ses doctrines religieuses /ils appartenaient à la secte anabaptiste/, s’est trouvé contraint de quitter la Suisse et les Pays-Bas. Une partie des refugiés s’est établie dans la Haute Hongrie. Il y avait, parmi eux, beaucoup de potiers agiles, qui fabriquaient de nombreux pots en céramiques (assiettes, pots, pots de vin, pots d’eau, pots d’épices) pour les familles d’accueil. Les potiers „habans” ont importé les motifs décoratifs des Pays-Bas (tout spécialement ceux de Delft), qui se sont mélangés aux motifs ornementaux hongrois de l’époque, formant ainsi le trésor de motifs „habans”, unique en Europe. Le trait caractéristique est l’utilisation de 4 couleurs (l’ocre, le vert, le bleu et le manganèse) sur un fond d’enduit blanc, pour peindre des figures animales et des motifs de fleurs et de plantes. Plus tard, les soi-disant peintures de genre ont également apparues. Presque tous les objets portent des inscriptions (l’année de fabrication, le nom du fabricant ou du client, ou bien les initiales de ces derniers).

La technologie de production a conservé, jusqu’à nos jours, son aspect manufacturier. La poterie cuite est trempée à la main, puis, sur un fond d’enduit cru, les motifs décoratifs sont peints à la main. Bien entendu, les enduits, vernis et peintures utilisés sont conformes à la règlementation des aliments en vigueur, donc adaptés au stockage et à la consommation des provisions et des boissons.